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Le bouton like : le symbole d'un monde numérique adolescent

Facebook-Like-Button-Stamp.jpg.scaled500 Et si finalement les réseaux sociaux ne produisaient que des fans et des vues sur des vidéos qui ne servaient à rien ?

 

C'est vrai quelle marque, quel produit, quelle enseigne peut se prévaloir de ses fans ou du nombre de vues pour affirmer sans la moindre hésitation que, au bout du bout, tous ces mouvements agitations virtuelles ont développé les bénéfices de leur société ? Qui ?

 

Le bouton "like" de Facebook est l'exemple par excellence de l'ineptie du non-profit virtuel. Le bouton "like" est le truc que tout publicitaire aurait aimé créer : génération automatique de lien sur les pages ad hoc, déplacement d'audience en aller/retour sur Facebook avec effet d'impulsion, signaux faibles avec communication forte, rapidité du geste qui donne encore plus l'illusion de participer à un mouvement de foule digitale - effet rassurant - même plongé au milieu de l'hyper-solitude du bit numérique.

 

Bien sur les fans donnent une image à une marque (...ne pas en avoir est devenu un manque d'identité digitale, de visibilité), bien sur le nombre de vues d'une vidéo sur Youtube donne un indicateur de notoriété de la campagne... mais pourquoi faire ? de l'image uniquement ? Gagner des prix remis par les professionnels de la profession ?... Quel intérêt pour la création de valeur ?

2011 devrait démontrer que le mouvement de fond du "digital rentable" qui émerge de plus en plus du coté de la Silicon Valley et de la Chine vont prendre en étau nos certitudes publicitaires et marketing.

 

Maurice_Levy Au-delà de la vidéo de Maurice Levy, Président de Publicis, souhaitant en mandarin ses bons voeux à son groupe, il y a dans cet élément urbi et orbi un symbole dont  il ne faut en rien limiter la portée à une drôlatique pirouette de communication.

 

Qu'est-ce que la Chine digitale ?... C'est de l'efficacité et du contrôle de l'internaute. Rien de plus.

 

Qu'est-ce que la Silicon Valley ?... L'efficacité et le contrôle (dans un canal de vente) aussi.

 

Et au milieu... l'Europe fait de l'image avec des Fans et des Vues.

 

Oui, nos communiquants ruminent leurs 4x3 en déclinaison digitale par de l'achat d'espace numérique pour faire vivre un concept qui répond toujours au même axiome sur le numérique : de la déconne (parce que le web, c'est fun), du cul (parce que le web, c'est libéré), du trash (parce que le web, c'est de la déconne) et du people (parce que le web, c'est de la propagation commune).

 

Pourtant, certaines structures, comme les e-commercants japonais, nous enseignent qu'il est plus que nécessaire de passer à une organisation en fonction des comportements de consommation de l'internaute. L'Ouest comme l'Est, avec leurs différences, nous obligent.

 

PS : Je me contente de rester sur la question de la valeur pour ne pas aller à celle du sens. Par délicatesse. C'est Noël.

 

 Followtwitter Sur Twitter à toute heure : MryEmery

27/12/2010

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