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I am the media de Benjamin Rassat... la musique est bien.

Image 3 Hier soir, j'ai été invité à assister à une projection dite "avant première" du nouveau documentaire de Benjamin Rassat. Comme je vous en parlais (...et le débat a tenu toutes ses ambitions...), le pitch annoncé était : "Les nouvelles technologies ont fait émerger une élite, les "Netocrates", rompus à la production et à la manipulation de l'information, notamment via les réseaux sociaux."... Le pitch annoncé, je ne l'ai pas retrouvé dans le propos du réalisateur sauf peut être dans les interviews aux quatre coins du monde de ces présupposés "Netocrates" (...la production s'est faite plaisir coté voyage !).

Dans une petite salle du Xème arrondissement, une petite cinquantaine de personnes était réunie pour regarder cette œuvre. Oui, c'est comme cela qu'on dit, une œuvre. Mais, voilà, c'est de la poudre aux yeux. Si j'avais trouvé juste le documentaire de Benjamin Rassat, "Quand l'Internet fait des bulles", j'ai trouvé pathétique ce "I am the media".

Tout le propos est à des années lumières du titre. Pourtant, le titre est une bonne formule à laquelle il faut donner du sens.

Mais au lieu de toucher au fond du problème, le documentaire tombe dans une tentative d'explication d'un narcissisme supposé des internautes et des blogueurs en particulier. Une foule d'a priori s'enchaine donc avec cette lancinante question qui est le seul lien entre les minutes qui s'égrainent très lentement : "Google-lisez vous votre nom ?". Grave question. Quel rapport avec le sujet me direz-vous ? Quel travail sur le fond ? Quelle dichotomie entre médium et média ? Aucun, aucune.

Image 2Arte qui a cofinancé n'a pas du retrouver son compte non plus puisque la Générale de Production (la boite de production du film) et la chaine ont malheureusement terminé dans le bruit leur collaboration si je constate les mails que le réalisateur balançait à toutes et tous pour les inciter à venir voir l'avant première ("je ne suis pas peu fier de vous présenter après deux ans d'une invraisemblable bataille contre Arte").

Enfin, la réalisation, le mode opératoire du documentaire, est de faire s'auto-dialoguer (un monologue schizophrénique) le réalisateur avec lui-même. Nous tombons dans le grotesque, car pousser la caricature jusqu'à un absolu n'est pas à la portée de tout le monde. Rares sont ceux qui peuvent démontrer une filiation avec les Monty Python ou les Marx Brothers.

Benjamin Rassat s'est donc bel et bien planté dans ce documentaire aussi bien sur la forme que dans le fond.

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18/05/2010

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