Twitter n'a pas été impressionné par l'avocat de Anne Hidalgo sur la rumeur concernant le géniteur de sa fille...
Vendredi dernier je reçois un mail (au même moment, Morandini sort çà) me disant : "j'ai reçu un mail de twitter me forwardant une lettre d'avocat mettant la firme américaine en demeure de faire supprimer des tweets qui évoquent le fait que François Hollande aurait une fille avec Anne Hidalgo appelée Elsa Jeandet. Tu en penses quoi ?". Sur le moment, j'ai lolé sachant ce que pratique comme politique Facebook ou d'autres sociétés américaines en l'espèce. Twitter en fera-t-il autant ?
L'avocat de Anne Hidalgo fait référence dans sa lettre en français à l'article 9 de notre Code civil (très usité contre la presse people française) qui est celui qui défend l'intimité de la vie privée. Jusque là, logique. A ceci près que la lettre est adressée à une compagnie américaine qui a donc un autre droit. D'ailleurs, l'avocat précise ensuite qu'il sait que Twitter n'est soumise qu'aux lois californiennes. Puis, l'avocat tente un coup de force en rappellant la jurisprudence française et européenne et en faisant un parallèle avec les conditions d'utilisation de Twitter. C'est un peu tiré par les cheveux, mais cela peut faire illusion. Chapeau bas pour l'exercice de style !...
Résultat, Twitter, le 2 août dernier, a adressé un mail (en y joignant la lettre de l'avocat) à la soixantaine de comptes ayant laissé sous entendre la rumeur (tellement relayée sur le net et les forums de discussion par ailleurs) avec ou sans des grands lols et autres smileys. A la fin de son mail, Twitter précise en anglais à ses interlocuteurs français : "This notice is not legal advice. You may wish to consult legal counsel about this matter." Bref, chacun est libre de faire ce qu'il veut, voire de ne rien faire et de ne pas tenir compte de tout cela même si l'avocat conclue dans sa lettre qu'il donne trois jours à Twitter pour censurer tous les comptes évoquant la personnalité publique qu'il défend. 3 jours, le 26 juin dernier Twitter aurait du obtempérer. Et rien.
Il faut savoir que la Constitution américaine est beaucoup plus tolérante que la loi française sur les informations et autres rumeurs qui entourent les personnalités publiques. Est-ce plus juste ou pas ? Je ne sais pas. Ce que je crois en revanche est que les citoyens ont droit à la vérité sur ceux qui les gouvernent.
PS : évidemment, je n'ai pas participé à la curie.