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Réussir son mariage

268245721525315624_WiOW5TN0_fC'est la saison des mariages qui commence. La mienne a très bien commencé samedi. Il m'en reste encore quelques uns de programmés d'ici à fin septembre. En France, et ailleurs. Bref, des moments en perspective où je vais me faire chier, en général... et parfois, une pépite. Cette année, j'ai commencé par la pépite... ou aurais-je le droit à une cuvée 2012 sublime ? Reparlons-en - ou pas - en septembre.

 

Résumer un mariage est compliqué. Ils se veulent tous uniques et en fait non. Ce qui rend unique un mariage tient à pas grand chose. La complicité des mariés, la bouffe et les discours.

Après, il y a l'accessoire : la qualité des invités et la prétention du mariage. Compliqué de faire un mariage simple pour certains. C'est une question d'éducation. Cela commence dés le faire-part et la présence ou non du "ticket bouffe". Oui, certaines invitations sollicitent seulement vos présences aux prières pour le couple... En gros, vous êtes invités à rester chez vous et on vous informe mondainement d'un événement et même parfois on vous colle la liste de mariage... l'hypocrisie jusqu'au bout.

 

Après, y'a l'arrivée au mariage. Arriver à deux est au moins la certitude qu'il ait une personne qu'on connait. Le problème est la qualité du +1. Est-ce sa femme ou son mari ou techniquement comparable ? Si oui, on se connait, on va avoir du mal à se mentir ou à s'enfermer dans une bulle si on s'emmerde. Si non, deux options c'est un(e) proche mais sans espérance de préservatif, alors il faudra être poli et s'obliger un peu à être parfait, si y'a option préservatif, on peut faire les fous...

 

Ensuite, il y a le cocktail. Debout à rebondir de petits fours en conversations impromptues. C'est à ce premier moment qu'on sait si le traiteur est bon où s'il faut prévoir un plan B dans la région et revenir pour la boum quitte à rater les discours... mais ce qui est amusant, est que je n'ai jamais vu des discours brillants avec une nourriture moyenne voire pire. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ainsi.

 

Si vous ne trouvez pas de plan B, vous avez devant vous deux voire trois heures de cauchemar culinaire avec des voisins forcément désagréables (oui, la bouffe joue sur l'empathie...) sans oublier les discours manqués. Et vous remarquerez que se sont souvent les repas les plus indigestes qui sont les plus longs. Oui, j'ai vécu un mariage où le diner a duré... sept heures. Dix plats infectes avec pour trait d'union un discours.

 

Revenons aux discours. Celui des mariés. Souvent émus. Toujours bien même si sans profondeur... Accordons leur un peu de clémence. Les parents, quant à eux, doivent gérer leurs contradictions avec une enfant qui s'en va... imaginez celui d'un père à sa fille unique... pas simple. Les parents se doivent toujours de dire qu'ils ont été là pour l'organisation, ils disent toujours du bien des autres parents même s'ils se sont mis sur la tronche pour la préparation des festivités. Les amis, des privates jokes qui n'intéressent personne. Les amis d'enfance, tout le temps chiant parce qu'on n'était pas dans l'enfance comme pour les frères et soeurs. Les cousins et les membres de la famille élargie... souvent laborieux. Et puis, il y a les films amateurs pour raconter la vie des deux époux avec l'incontournable cliché d'Amicalement vôtre. Mais AU SECOURS ! Messieurs, mesdemoiselles... quand vous allez vous marier, faites simples !... Remerciez, dites que vous êtes contents, si vous avez un peu de talent faites un poil plus longs mais c'est tout. Et pour les parents qui veulent prendre le micro... assurez vous de leurs états de service en l'espèce !

 

Et puis la danse. Elle suit en général la pièce montée, toujours immangeable quand la mariée ressemble à une meringue. La danse commence par la valse. Oui, le truc des parents avec la symbolique du père qui file sa fille à son gendre... et parfois, Ô miracle, les époux nous offrent un tango (comme samedi). Là, c'est silence et sensualité. C'est bon d'être humain.

Puis, juste après la valse, un rock. Souvent "I'm just gigolo"... c'est pour savoir surement qui se reconnaîtra dans les mariages d'intérêt. Bref, la danse, tout le monde se bouge jusqu'à ce que l'on aille se coucher parce que : bourré, pécho ou fatigué.

 

Et puis il y a le lendemain. Le lendemain est la preuve d'un bon ou d'un mauvais mariage. Combien de personne vont venir pour le brunch du lendemain... quand il est prévu...

 

Si je n'avais qu'un conseil pour ceux qui veulent faire un beau mariage : faites simple, sans trop de formalisme et faites en sorte que : la bouffe soit excellente et rapide, que les couleurs soient élégantes, que les discours soient courts voire très courts et que vos invités aient vraiment envie de venir vous célébrer. Ouais, surtout ça.

 

 

28/05/2012

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