Elle m'a posé une question...
Audrey tourne en rond. Elle me lance :
- Comment tu fais à l'heure d'internet pour gérer une relation épistolaire ?
- Bah, comme avant, sauf que cela va plus vite.
- Justement, tu fais quoi de l'attente de la lettre ? Tu fais quoi de l'appréhension de la photo ? Tu fais comment ?
- Tu es amoureuse d'un homme qui n'habite pas dans Paris ?
- Oui, et non. Je sais pas. Mais, j'aime ce début d'échanges entre lui et moi. Cela se fait en pointillés avec des montées en puissance violentes par certains moments, comme si nous faisions l'amour. De longs préliminaires et des prises sauvages.
- C'est quoi ton problème au fond ? Cela m'a l'air très bien ton histoire.
- Non, il veut qu'on tchate sur Facebook. Moi, j'aime bien nos messages laissés à des heures hindoues.
- Tu as peur de casser ce charme par ton impulsivité ?
- Oui... ou de le trouver facile. C'est le souci avec le tchat. La répartie à deux balles qui casse un peu le personnage. C'est comme quand tu déshabilles un mec et que tu tombes sur une petite bite...
- ...Ou une femme avec les seins moches.
- C'est hyper déceptif... et si un temps tu te raccroches au romantisme Arlequin, il y a un moment où il faut que cela soit un peu chiffonant... et moi avec une petite bite ou une répartie à deux balles, je n'y arrive pas.
- Et bien, moi, je trouve cela pas mal de prendre son temps dans un monde hyperactif, hyper rapide et qui se complait dans l'immédiateté. La problématique est que cela rajoute des étapes de validation. La réalité est qu'au moins, tu valides plus de points...
Pour (re)lire les questions posées par Audrey, c'est par là.