Chépa vous... mais moi...
Moi, souvent, je me cure le nez, je me remets les choses en place et même parfois en montant chez Kate, je pête… Chépa vous mais moi tous ces gestes de l’existence me font du bien. "Retenir, c’est périr" disait Khalil Gibran dans le Prophète…
Mais il n’y a pas que cela… c’est vrai c’est tellement voluptueux de prendre la liberté de dire ce que nous avons sur le cœur, l’âme... et pourquoi pas libérer ce que nous avons dans les intestins… Que ceux qui n’ont jamais rien fait de condamnable me lance le premier glaire.
Tenez par exemple, l'autre matin, j’emmène ma fille dans son école des célébrités publique(s) (c’est terrible tous les matins de croiser Béart, Lindon ou encore Casta et Huppert avec leurs enfants, etc…), l’assistante de la Directrice, le résultat du mariage entre la mère de poil de carotte et Goebbels, me dit vous êtes en retard… bon... je souris. J’embrasse ma lutine blonde et repasse devant la dite dame… je n’ai pas pu m’empêcher de lui écraser un pied... par inadvertance bien sur !… Une petite mesquinerie comme ça… cela fait tellement de bien. Non ?
Chépa vous mais moi j’ai aussi des images contre la morale qui me viennent en tête. J’ai imaginé qu’un plateau de télé devienne le lieu d’une baston, d’une partouze ou même encore d’un suicide… J’ai contemplé la rue en me disant que cela serait bien que je sois le seul témoin d’un truc tragique pour pouvoir être au coeur d'une tornade à laquelle je ne participerais pas. J’ai même pensé un jour jeter quelqu’un comme nous y invite Gide dans un de ses livres. Ah l'acte gratuit... de la poésie humaine à l'état brut.
Chépa vous mais moi mon libre arbitre j’essaye de le respecter au mieux de mes possibilités pour éviter les « nervous breakdown », psy et autres charlatans... C'est mon luxe.