Frédéric Martel est-il un sycophante digital ?
J'ai lu avec attention tout le tintamarre dans le petit monde journalistico-médiatique généré par la note sur le blog de l'Express de Frédéric Martel.
Notamment, j'ai lu les trois notes de journalistes indépendants à l'affaire traitée : celle de Renaud Revel, le monsieur des médias de l'Express qui se désolidarise du chroniqueur maison et celle de Eric Mettout, le Rédacteur en chef de l'Express.fr qui explique pourquoi il a refusé de passer en Une l'article de Martel.
Et puis il y a eu l'article de Christophe Carron, le Rédacteur en Chef de Voici.fr qui y est aussi allé de son petit commentaire.
Du coup, moi, je me suis dit... : "Et si j'écrivais à la manière de Frédéric Martel une complainte sur Frédéric Martel ?". C'est vrai quoi, à lire, du Frédéric Martel, on a parfois l'impression que le frédéricmartelisme est une manie de construire sans enquête et sans preuve des articles fleuves contre des cibles obsessionnelles, en portant des accusations graves et non étayées qui portent pourtant gravement atteinte à la réputation des personnes visées. Mais ce n'est qu'une impression consécutive à la lecture des articles des illustres Revel, Mettout et Caron qui mettent la chose en lumière...
Je me lance... :
De très nombreux témoins (qui ont souhaité garder l'anonymat), les proches de Frédéric (qui ont précisé parler "off"), ses collaborateurs à France culture (qui n’ont pas voulu parler à visage découvert) disent que le polémiste poursuivrait deux objectifs dans sa note sur le JDD.
Tout d'abord utiliser à la manière des sycophantes, ses papiers venimeux pour obtenir des avantages matériels ou se venger de ceux qui ne les lui ont pas donnés : ainsi poursuit-il de sa hargne Mathieu Gallet, patron de l'INA, qui fut l'objet d'une cabale car il refusait de l'embaucher ou Denis Olivennes qui refusa en 2007 que la FNAC finance son site nonfiction.fr** ou encore Christophe Girard, en charge de la Culture à la Mairie de Paris, qu'il tacle en chaque occasion, la dernière étant lors de la sortie du Petit livre rouge de la Culture*.
Second mobile de ses libelles vengeurs : se placer en politique. Très copain de la gauche qui fut aimable avec Sarkozy (Hirsch, Kouchner, Rocard...) Martel a voulu faire oublier cette complaisance quand le vent a tourné. D’où le personnage qu’il campe de héros sans peur de l’anti-sarkozysme. Martine Aubry – dont il fut un collaborateur et à qui il doit sa nomination comme attaché culturel aux Etats-Unis en 2001 (prototype de la nomination politique selon une source secrète) – devenant Première Secrétaire du PS, il se mit de nouveau « au service de ses basses œuvres » (dixit un membre clandestin de la rue de Solferino). Il l’abreuva notamment de formules assassines contre François Hollande dans la campagne des primaires, relayant ces méchancetés sur les réseaux sociaux. Hélas, Martine perdit les primaires. Frédéric dû opérer alors un changement radical. « Il s’est trompé sur l’avenir de l’ouverture, puis sur celui de Martine Aubry ; il ne veut pas manquer François » dit sous le sceau du secret le plus complet un de ses proches de France Culture. Comment revenir en grâce auprès de François ? «Valérie Trierweiller ! Bon sang mais c’est bien sûr » confia-t-il dit-on. On n’en a pas la preuve mais c’est ce qui se dit. Il se mit donc en tête d’attaquer violemment Carla Bruni (« Regarde Valérie, je suis le premier ennemi de ta rivale ») et de défendre François contre les méchants ennemis qu’il lui inventait : Facebook***, le JDD… « C’est le pompier pyromane : il se construit un personnage de héros en pourfendant les ennemis qu’il invente » m’a dit l’un de ses amis (qui tient à rester dans l’ombre) et une autre source off d'ajouter : « cela fait grincer des dents en interne au PS /à l'Express ».
Et la vérité dans tout ça ? L’enquête à charge et à décharge ? Les faits ? « Mais il s’en moque comme d’une guigne » affirme un collaborateur de nonfiction qui ne veut surtout pas apparaître. Il veut les places. Son objectif : être de l’équipe Hollande, soit pour y jouer un rôle politique de premier plan, soit pour se faire nommer dans l’une des sinécures culturelles de la République. « Il se rêve en Georges-Marc Benhamou de Hollande » susurre un milliardaire de sa connaissance. « Pauvre François Hollande » prévient un ancien des cabinets Aubry qui veut surtout qu’on ne voit pas ses empreintes digitales « s’il fait cela, il aura une sacrée guêpe dans le pantalon ».
Voilà, j'ai tenté... pas certain que je sois arrivé au niveau du maître.
* Oui, Frédéric Martel cogne sur Christophe Girard sur le blog de l'Express.
** Oui, déjà en 2008 Frédéric Martel utilisait sa technique chez NonFiction
***Oui, Frédéric Martel a aussi fait une note assassine avec la même technique sur Facebook.