Il y a dix jours, j'ai demandé à des blogueuses d'écrire un texte dont elles n'avaient pas l'habitude. Certaines ont écrit sous pseudo de pseudo (mais vous reconnaitrez le style...) et d'autres en s'affichant. Les sujets étaient au choix ou tout ensemble : Cunnilingus, Fellation, Sodomie. Avec une contrainte, il devait y avoir une éjaculation masculine.
"Mary" :
"Ah non, le mot cunnilingus n'est pas du tout ad hoc. Sa connotation latine, technique, médicale et précieuse me dérange beaucoup. Je n'aime pas le cunnilingus, mais j'adore qu'on me lèche la chatte, nuance.
Ceux qui ont cru, un jour, me donner du plaisir en s'appliquant à ne pas dépasser d'un millimètre le bouton érectile se sont complètement plantés.Ceux qui ont joué de la pointe de la langue, tels des fleurettistes patentés, se sont fracassés l'ego sur la paroi de mon ennui à peine déguisé.
Par contre, à ceux qui ont compris la globalité de cet enchantement sensoriel, à ceux qui ont léché avec plaisir, avec force, avec brutalité parfois, à ceux qui ont compris qu'un cunnilingus de compétition ne s'arrête pas à un clitoris, à ceux qui m'ont fait jouir en quelques minutes en me léchant la chatte sans préciosité, à ceux qui m'ont mangée toute entière avec cette animalité que j'aime tant, à tous ceux-là je dis merci.
Et aux très rares hommes qui ont éjaculé dans les secondes qui ont suivi, j'en profite pour leur dire que je les aime (encore). "
Babillages :
"Fellation = possession. Quelle que soit la position, c’est moi qui ai le dessus, malgré tout ce qu’on peut en penser. Je crois que je pourrais me contenter de ça, juste pour sentir un homme aussi viril soit-il s’abandonner totalement à moi, uniquement pour ressentir la puissance de la décharge. C’est, je pense, la chose qui me fait le plus facilement décoller. C’est pervers : chacun a l’impression de dominer l’autre. Mais au fond, je sais que c’est moi qui gagne. Et là, je peux lâcher prise."
Son blog est là.
"Hermine de Lapipe" :
"5h du mat’. Elle a des frissons. Réveillée si tôt, Elle gamberge. S’ennuie. Il est là, à côté d’Elle, endormi.
Offert.
Elle commence par se blottir contre Lui, chercher un peu de chaleur. Sa peau, son odeur… son état inconscient. Elle le caresse, doucement, pour ne pas l’éveiller… Elle a terriblement envie de Lui. Se plait à le voir à sa merci.
Elle veut le posséder, profiter de son sommeil.
Amusée, Elle commence à l’embrasser, laisser promener sa langue sur son torse, chatouiller son nombril. Puis commence à lui lécher l’aine, doucement, avec le bout de sa langue… Elle le veux, qu’Il lui appartienne.
Vorace, Elle attrape alors à pleine bouche ses testicules, le nez collé contre sa verge, qui commence à se durcir, tentante, accueillante. De ses doigts Elle la caresse, puis décide d’enfin la goûter. Doucement, Elle laisse sa langue se promener sur ses contours, évitant soigneusement le gland, sûrement trop sensible encore. De sa main droite, elle prends à pleine main ses couilles, les pétrie… Il sort de son sommeil dans un soupir, l’air perdu. Elle n’a que plus envie encore de le posséder, peu importe que ses cuisses soient déjà ruisselantes et frustrées.
Elle attrape alors à pleine bouche sa verge, fait tourner sa langue tout autour, tout en la serrant fermement dans sa main. Elle alterne les rythmes lents, puis rapides, les sucions. Lorsqu’Il enferme sa tête entre ses doigts, Elle n’est que plus excitée de presque s’étouffer avec sa bite.
Jusqu’à ce que dans un râle Il vienne dans sa bouche, remplissant sa gorge de sa semence.
Ils éclatent de rire. C’est une belle journée qui commence."
Ladyblogue :
"Je te parle comme je te cogne. Mal et fort. Mais apparemment tu t’en fous, vu que t’as fourré ma queue dans ta bouche et que t’as l’air d’y prendre d’un certain plaisir. Tu es consciente de mon dégoût, mais tu sais bien que je suis comme tous les hommes et que le sexe fait des merveilles.
Seulement même si on a tendance à croire que le sexe ça passe toujours, avec toi, ca passe juste encore. Mais au moins, quand tu me suces, tu ne me colles pas trop. Seules ta bouche et ta main droite sont en contact. La main gauche reste inactive. Ca ne m’étonne pas de toi, t’as toujours fait les choses à moitié. Pour la baise, c’est pareil. Juste donner le minimum syndical en voulant faire croire que ce n’est déjà pas si mal. Le sexe sans le cul. La queue sans les couilles. La bouche sans les dents. Une feignasse née. Du coup, c’est comme manger un poulet sans la sauce, c’est sec et étouffant.
Je ferme les yeux – putain, un comble ! – et m’efforce de penser à autre chose qu’à ta bouche en rond de serviette attendant le repas. Bander relevant du miracle, éjaculer serait science-fiction. Une demi-heure déjà que tu t’acharnes en vain sur ma queue cafardeuse. Faut que ca s’arrête. Je me concentre alors sur l’idée de jouir entre tes lèvres sèches plutôt qu’entre tes cuisses. Pour qu’il te reste, à toi aussi, l’amertume de notre gâchis."
Son blog est là.
Andie :
"J'entends
sa clef tourner dans la serrure. Je ne sais pas si j'ai encore envie. Il accroche son manteau dans l'entrée, je prends place dans le fauteuil du salon. Je vise le piano, ce soir. Il apparaît dans l'embrasure de la porte, murmure qu'il est en retard.
Il m'observe.
Lentement, je laisse mes cheveux retomber sur mes épaules. Il approche, caresse mon pied. Cet érotisme presque mièvre me fait un effet fou. Ses mains remontent jusqu'à mon genou, s'y attardent. Il pose ses lèvres sur la peau au-dessus de mon bas, me mord. Je glisse mon bassin vers le bord du fauteuil. Il embrasse doucement mes
grandes lèvres, glisse lentement sa langue le long de ma fente. Il relève la tête, se redresse, m’aide à me lever.
Je sens son souffle dans mon cou, sa main gauche sur ma poitrine, sa main droite sur mon cul. Je déboutonne sa chemise, défais sa boucle de
ceinture, fais tomber son pantalon et son caleçon alors qu’il masse mon petit trou de deux doigts. Il passe lentement derrière moi, s’empare du lubrifiant posé sur le piano vers lequel je me penche, appuie son gland sur mon œillet, je me cambre, il pénètre
doucement mon cul. Ses mains sur ma taille m’imposent de très lents va-et-vient.
Nous sommes au bord de la jouissance, le rythme s’accélère, il mord mon épaule, je m’agrippe au piano, il gémit de plus en plus fort, je ne retiens plus mes cris, le plaisir devient insupportable, je le sens se vider entre mes fesses, nous restons figés, il embrasse ma nuque, se retire. La tête me tourne. Mes jambes ne me tiennent plus. Je chancèle jusqu’au fauteuil. Je crois que j’ai filé mes bas."
Son blog est là.
Andie (2) :
- Ca lui fait quel âge déjà?
- 23… Deux diabolos-menthe, s’il-vous-plaît. C'était vraiment une
bonne soirée.
- Avec son lot de potins?
- Pas vraiment... Il y avait beaucoup d'alcool et peu d'hormones. On a
joué à "je n'ai jamais", quand même.
- Alors ?
- J'ai pas mal menti, je connaissais pas vraiment les autres joueurs,
mais j'ai découvert que j'étais l'une des rares filles à avoir
déjà avalé.
- Non, c'est vrai !? Elles font quoi les autres, de leur vie
sexuelle ?
- Très bonne question. En tout cas, Nico m'a taquinée toute la soirée
avec ça.
- Mais lui aussi avale, non ?
- Bien sûr, on en avait parlé, mais tu le connais...
- En tout cas, ça m'étonne que quasiment personne n'avale. Je veux
dire, ça arrive forcément, même par hasard.
- Sauf si leurs mecs sont pleins de self-control, mais j’ai comme un
gros doute.
- Je crois surtout que tu n’étais pas la seule à mentir.
Son blog est là.
"Jeanne" :
"Elle en avait plein le cul, Jeanne, au sens littéral du terme.
Encore une erreur de casting fâcheuse, cet énième petit amant sous performant. Et surtout sous équipé. C'est bien la peine de faire des infidélités pour ne pas être mieux servie qu'à la maison, se disait-elle en remontant sa culotte trempée, toujours enroulée autour de ses chevilles. Mais voilà, on a beau avoir de l'expérience (et pour ça, elle en avait des années au compteur, la Jeanne), c'est jamais marqué sur leur front, la taille de leur engin. Ni l'usage qu'ils peuvent en faire.
Elle en avait bien conscience, son goût pour les petits jeunes, elle le payait. On peut pas tout avoir. La fougue et l'endurance de la jeunesse se couplent rarement à une grande nuance dans les pratiques et les positions. Ca pour pilonner, y'a du monde. Mais avec une insignifiante coquillette .... Quel vain exercice.
Pendant quelques temps, elle avait trouvé la parade. Rien de bien compliqué. Un petit gode discret mais d'une bonne circonférence, qu'elle s'insérait fendillement dans le cul, sans même en avertir Monsieur Coquillette, pendant que celui-ci la limait consciencieusement. En quelques mouvements habiles, elle arrivait à stimuler quelque zone érogène fort utile, et hors de portée pour cet homme sans nuance.
Hélas, le stratagème avait fait long feu. Le limeur fou avait découvert le pot aux roses, et s'en était suivi une méprise, qui sur le coup, l'avait bien fait rire, Jeanne.
Son amant l'avait cru trop timide pour demander une sodomie ... On aura tout entendu, s'était-elle exclamée.
En attendant, cet être sans nuance avait donc changé d'orifice. A titre permanent. Enculage à tous les étages. Et une chatte en jachère, une.
Il devenait donc urgent d'en finir, c'est ce qu'avait décidé Jeanne. Certes, c'était encore un investissement considérable foutu en l'air. Parce que quand on a plus 20 ans ... depuis 30 ans, pas facile de les appâter, ces petits ingrats. Mais elle n'en pouvait plus, de le voir s'agiter sur son cul, qu'il faut le dire, en avait tout de même vu d'autres, et des plus vigoureuses.
Toutefois, elle s'était dit qu'elle ne l'abandonnerait pas sans lui avoir donné une petite leçon de choses, à Monsieur Coquillette.
Ce soir là, elle lui avait bandé les yeux, avant de l'allonger sur le bord du lit. Il était dans tous ses états le garçon. Elle le suça soigneusement, avant de partir s'équiper tranquillement dans la salle de bain. Chuuuut, bouge pas mon joli, je reviens tout de suite.
Quand elle fut de retour au pied du lit, elle avait solidement harnaché autour de ses hanches l'objet de sa leçon. Par précaution, elle lui lia les poignets au dessus de la tête, histoire de prévenir tout risque de fuite. Puis elle se pencha sur lui, prit doucement les couilles entre ses mains, les goba un court moment, avant se mettre à lui lécher son petit trou de balle. Elle avait l'oeil Jeanne, et elle voyait bien que celui ci avait fort peu servi. Bien moins que le sien tout au moins. Une fois la zone bien humide, elle souleva les couilles d'une main experte, pour de l'autre, venir lui enfoncer son gode, bien profond, et d'un seul mouvement ample. Mmmm.
Bien sûr, il eut une exclamation, une stupeur. Ah bah oui mon grand, à chacun son tour de se faire enculer, y'a pas de raison.
Toutefois, la résistance fut de courte durée. Et quelques minutes plus tard, la longue giclée chaude qui vint se répandre sur son ventre lui confirma que Monsieur Coquillette avait bel et bien découvert un plaisir tout neuf.
Jeanne tourna les talons, le gode ceinture battant la mesure sur ses hanches, un fin sourire ourlant ses lèvres, encore pulpeuses.
Merci qui ?
"
Merci mesdemoiselles, merci mesdames.









