J'ai donné un cours aux étudiants du MCI du Pôle Léonard de Vinci...
Intervenant-éducateur à ses heures non travaillées chez Publicis et Nous, Darkplanneur m'a convié une nouvelle fois à intervenir devant ses étudiants. Le thème : le buzz marketing sous le prisme de l'expérience...








Analyse très intéressante et assez proche de ma vision de l'évolution des blogs.
Rédigé par: Sylvain | le 29/02/2008 à 11:21
Bon après sur le choix de la musique, je suis moins convaincu.
Rédigé par: Sylvain | le 29/02/2008 à 11:24
Oui Silvain, Serialbuzzer est un grand romantique lol
Rédigé par: darkplanneur | le 29/02/2008 à 13:16
Merci à toi d'être venu nous faire cette petite intervention. Très intéressant.
Sinon, je ne sais pas si tu connais le blog des étudiants MCI : http://blogmci.com/
@ bientôt
Rédigé par: Antoine | le 29/02/2008 à 13:24
Au départ, les blogs s’apparentent à des journaux intimes où chacun raconte ce qu’il fait. Par exhibitionnisme. Pour se faire remarquer.
Les gens du marketing et de la communication s’emparent de ce médium, nouveau support publicitaire aux caractéristiques inédites et aux potentialités juteuses dans un marché régulé et saturé.
Blogueurs naïfs et marketeux se mettent à écrire, pour des logiques différentes, sur des marques et des produits créant ainsi des buzz. Les communautés des plus structurés qui usent de recettes de grands-mères en mêlant l’intime dit l’authenticité, les scoops dits la transparence… s’accroissent et se quantifient.
Des liens incestueux existant entre ces blogueurs marketeux autoproclamés « barons » et les journalistes, le « phénomène des blogs » est relayé par les médias traditionnels avec, en plein discours France d’en-bas/France d’en-haut, un « conflit » offert pour faire durer le buzz : blogueurs vs journalistes.
Puis, les marques sont invitées par leurs amis bloggueurs à se positionner et à offrir des cadeaux à ceux qui figurent dans le top des classements qu’ils ont eux-mêmes fabriquer et mis en place pour légitimer leur nouveau statut de blogueurs influents.
Des liens amicaux se créent lors de soirées entre initiés : lancement de la dernière voiture machin dans un lieu parisien prestigieux, démonstration du dernier produit bidule en présence d’une célébrité… La grande époque !
Devenant indéboulonnables sur Google, puisque se linkant les uns les autres, leurs blogs deviennent des pages de pub avec une pseudo dénonciation du système mercantile dont ils affirment se jouer pour le bien de la collectivité : vous m’avez désigné pour vous représenter, vous défendre… je vous raconte les dessous (ils nous mentent) et dénonce les vilenies (je suis intouchable puisque influent).
Grâce aux connexions des uns et des autres, les politiques sont alors rentrés dans la ronde : les blogueurs se sont alors transformés en citoyens consciencieux qui rapportent minute par minute les meetings politiques… mais hésitent à transcrire les discussions off… Jouer dans la cour des grands leur donne le tournis (peut être est-ce à ce moment qu’ils deviennent enfin humains…) et certains se prennent à leur propre jeu : ils se mettent en première ligne lors des élections présidentielles (espérant gagner en sex appeal ?). Alors qu’ils deviennent enfin humains, les blogueurs dits influents tombent sur plus manipulateurs qu’eux : diviser pour mieux régner. Avec cette exposition médiatique, ils perdent leurs premiers lecteurs mais profitent de l’accroissement du nombre d’ internautes pour sauver leurs sacro-saints stats sans lesquels ils ne sont plus rien. Les annonceurs, dorénavant, paient cash.
Pendant que les hommes en sont encore à se battre pour savoir lequel en a une plus longue (alors que nous savons toutes que ce n’est pas la longueur qui compte mais la largeur), les filles s’organisent lors de soirées maquillage et se professionnalisent : leurs blablas sur les robes Maje et autres plans cul foireux attirent l’attention. L’identification des lectrices prépubères et des ménagères de moins de 50 ans est massive. Le nombre de Visiteurs Uniques sur les blogs de filles explose tous les stats des barons qui annoncent alors la mort des blogs…
Tuer la poule aux œufs d’or !? Nan ! Juste un effet d’annonce pour gagner du temps et se réorganiser, se remettre au travail… ils (re)segmentent, (re)qualifient, (re)ciblent, (re)expertisent et évoluent : ils obtiennent des promotions, se mettent à leur compte, s’expatrient… tout en continuant de se déchirer sur leurs blogs… pour exister, pour montrer qu’ils en ont encore dans le pantalon...
To be continued…
(Commentaire inspiré par la vidéo ci-dessus et les notes/commentaires lus aujourd’hui sur les blogs de Darkplanneur, Loïc Le Meur, Vinvin…)
(Commentaire posté ici car je sais que Mry ne s’en offusquera pas)
(Commentaire posté anonymement (mais avec adresse IP valide) pour ne pas être accusée de faire de la pub pour mon blog aux 50 quotidiens VU et à la « ligne éditoriale » à des kilomètres de ces propos.)
(Commentaire peut être bête mais ouvert aux critiques)
Rédigé par: Anonyme | le 29/02/2008 à 16:18
Dommage que tu mettes pas le lien vers ton blog, je serais allée le lire du coup car je trouve que tu touches pas mal de vérités, là. Vu que tu sembles être une fille ("accuséE"), je me demande si ton pseudo ne commence pas par un N... :)
Rédigé par: Nina | le 29/02/2008 à 16:32
Mry, penses-tu que cette démarche ciblée rendu possible par les blogs va amener à un marketing plus responsable (qui propose une information objective sur la qualité réel du produit et non un simple conditionnement des cerveaux) ?
Rédigé par: guilbator | le 01/03/2008 à 00:50
Anonyme... tu aurais du signer.
Guilbator... dans la mesure où nous sommes en train de passer d'une consommation de masse à une consommation choisie, j'aurais tendance à répondre : "oui".
Rédigé par: mry | le 01/03/2008 à 07:58
"Chargé de la prospective" ... hum ... le Eric Besson d'Ogilvy en somme ...
Excuse-moi, c'est con, mais ça m'est immédiatement venu à l'esprit en entendant le nom, comme quoi, le buzz, hein, ça marche ... ! lol
Rédigé par: Manue | le 01/03/2008 à 09:08
@ Nina : Non, pas par un N :-)
@ Mry : Tu as raison
Rédigé par: Céline | le 02/03/2008 à 15:10
(commentaire de 3 plombes, pfffff)
J'ai pris le temps de regarder la vidéo pour une fois. :)
Qques remarque à 2 balles mode troll on pour débuter :
- la musique ... IFAG Montluçon, promo 89 ?
- c'est parce qu'ils paient cher qu'ils applaudissent, les p'tits djeunes de la fac Pasqua ? (j'étais étudiant à Paris X, puis prof ... on se refait pas, et je me souviens encore des mots de l'excellent Michel Barat, qui voulait mettre fin à l'université "de type stalinien" avec Léonard de Vinci, mouha ha ha).
Sur le fond :
1/ pour le mass media, n'est-ce pas le seul bouche à oreille (the mother of all marketing techniques) qui fasse que ça marche ?
Je ne crois pas en un espèce de pouvoir d'imposition sur l'esprit, une force maléfique capable de lever des armées de zombies pour Danette.
Les gens se parlent, et/ou constatent que les différents cercles auxquels ils appartiennent (ou croient appartenir) matent aussi JP Pernault. Et hop, captage d'attention maximum. Car t'es bien obligé, ontologiquement, de parler d'autre chose que du temps qu'il fait. Et t'as pas réellement d'autres choix que de parler à des gens (même si tu sais dire que "touche moi pas" ou "casse toi pauv'con).
Je pense ça d'autant plus facilement que c'est quand ça se casse la figure que ça se voit le mieux.
2/ Le (très) gros hic avec les blogs, c'est que c'est ingérable pour une marque. Que ce soit au niveau des trolls, ou des usages. J'pourrais développer mais j'veux pas en coller une tartine énorme (et déjà, je sens que ça décroche ...).
3/ J'ai toujours du mal à voir autre chose que des prophéties autoréalisatrices chez les marketeurs (et là, tu te gouroutises un chouïa, gaffe à l'effet Georges Chétochine).
Un peu d'histoire : aujourd'hui les
boîtes de com embauchent ou forment sur le média internet ... alors qu'elles décrétaient il y a plusieurs années (10 ?) déjà que c'était l'eldorado. En fait elles n'en savaient rien, mais fallait bien générer de la croissance.
Depuis qques mois, c'est donc le tour des blogs (le buzz sur le buzz). On s'apercevra dans 2 ou 5 ans que personne n'en savait rien, mais, pas grave, le marché sera là, faudra arrêter de bricoler, et puis penser à décréter autre chose.
4/ Sinon, OK pour cette affaire d'évènement / non évènement. En sport, ça doit pouvoir s'appeler les temps forts/temps faibles d'une équipe (marque).
5/ Pas trop certain que cette épuisante course à l'hyperqualification de prospect (c'est bien de ça dont il s'agit finalement) ne soit pas perdue d'avance pour les marques (et donc les agences), et chuis 100% sûr que cela ne se transformera pas en com responsable ... un vieux réflexe de cour de récré sans doute : si machin parle avec moi de lui sur le mode confidence, mais qu'il en parle aussi avec bidule, et avec trucmuche aussi, au bout d'un moment, doutes chez moi, bidule et trucmuche au moment de reconstituer une parole unique et cohérente.
Etc. Etc.
(j'ai été un peu longuet, là, non ? On cause quoi)
Rédigé par: e-cedric | le 02/03/2008 à 19:44
Si tu reviens Anonyme, sache que ton commentaire est pertinent à souhait. c'est juste exactement ca.
Pour en revenir à la vidéo (merci d'ailleurs de nous montrer au passage quel est le concret des cours de MCI c'est toujours intéressant) j'aurais envie d'être d'accord et au fond je crois que je le suis mais c'est drôle ca me parait evident et en même temps j'aurais jamais pu le formuler, bref.
et sinon c'est drôle ces nouveaux termes, j'avais pour ma part appris à parler de communication point-masse puis de point-point, mais nanocommunication c'est bien aussi ;-)
Rédigé par: Jéronimo | le 03/03/2008 à 04:30