La VOD indépendante va disparaître
Depuis que vous me suivez, vous connaissez l'un de mes intérêts : La VOD. La Vidéo à la demande. Participant au développement de Vodeo jusqu'à son rachat par Art Alliance en juin 2006, je suis tombé dans cette industrie avant même que le nom soit connu du grand public. Depuis, je regarde avec constance tout ce qui se passe dans ce domaine. Le constat est terrible : les acteurs indépendants de la VOD vont disparaître.
C'est lors de la conférence de presse de rentrée de la Fox de la semaine dernière que j'ai compris ce qui manquait à mon analyse : La connaissance de cette méthode de commercialisation est maintenant entrée dans la négociation des droits. Ce qui n'était alors qu'artisanal est devenu industriel. L'achat des droits par les diffuseurs auprès des producteurs montre cette vérité : les droits ne sont plus achetés en paquet mais par ligne. Chaque droit (exploitation, produits dérivés, dvd, vod,...) fait l'objet d'une négociation ad hoc. Chaque droit est financé. Bien sur, il reste encore quelques irréductibles mais les grandes sociétés de médias sont en train d'achever ce qui restent d'impétieux !...
La conséquence de cela est la suivante : Les distributeurs physiques classiques (fnac, grandes surfaces, etc...) sont en train de déployer des solutions de vente online afin de développer leur offre dématérialisée. Ces solutions vont naître tout au long de l'année 2008 (sont annoncés : Darty, Leclerc...).
Un élément significatif : les régies publicitaires online (Lagardère, RTL, etc...) se recentrent sur les sites à forte audience et ne gèrent plus qu'à la marge les petits sites de distribution vidéo qu'ils ont accepté de suivre... plus pour l'image d'ailleurs.
Bien sur, certains ont encore un catalogue de droits mais l'exclusivité négociée à l'époque n'a plus court tant et si bien que les diffuseurs et autres distributeurs indépendants de VOD vont disparaître... pourquoi un distributeur final garderait un intermédiaire online qui lui fait perdre des points d'une marge si faible ?...








Entièrement d'accord avec ton analyse sauf pour certains cas.
Le notre par exemple: d'une parce que nous avons tous les droits sur nos contenus (nous en sommes les producteurs) et de deux: nous avons un catalogue de niche (formation aux logiciels en VOD)
Au pire au risquera de trouver en marque blanche le catalogue d'emob chez un gros distributeur (ce qui ne serait pas si catastrophique que ça d'ailleurs).
Rédigé par: Nicolas | le 24/09/2007 à 07:41
no comment
Rédigé par: Super souris | le 24/09/2007 à 10:07
non non non même sous la torture
Rédigé par: super souris | le 24/09/2007 à 12:31
en même temps t'as pas l'impression que tout le monde s'en fout ???? (je totalise quand même 75% des commentaires sur cette note)
Rédigé par: super souris | le 24/09/2007 à 15:36
tiens, pendant que t'es là, change de disque (et hop 80%)
Rédigé par: super souris | le 24/09/2007 à 15:36
A ce sujet, il n'existe pas de plateformes de VOD pour les cinéastes/vidéastes autoproduits ? Google le faisait, je crois mais a arrêté, non ?
Rédigé par: Céline | le 24/09/2007 à 17:13
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec cet article. Il restera toujours quelques indépendants sans le monde de la VOD, comme il existe encore des salles de ciné indépendantes ! Il y a et aura toujours des tas de petits producteurs dont les grosses enseignes ne voudrons pas pour différentes raisons : trop peu de catalogue, hors de notre ligne éditorial, etc.
N'oubliez pas que le plus gros site de VOD est un indépendant à 100% : imineo.com
Rédigé par: richard | le 15/11/2007 à 13:09
Richard... c'est moche de venir faire sa pub. Imineo est effectivement indépendant mais pour combien de temps. L'année 2008 va être cruciale.
Rédigé par: mry | le 15/11/2007 à 13:14
Bonjour,
En tant que fondateur et dirigeant d'un indépendant mentionné dans l'article et les commentaires (imineo.com pour ne pas le nomer), je suis d'accord pour partie avec l'analyse... mais finalement, si on revient à la théorie des "barbares et des empereurs", les indépendants, s'ils arrivent à se hisser au sommet (en audience) s'assurent d'une position pérenne.
Si on arrive à l'équilibre (ce qui est notre cas), et que l'apport de capitaux n'est pas vital, mais ne sert qu'à assurer une position et une accéleration du développement, tout va bien, non ?
Les expériences passées de certains semblent influencer leur vision des choses ;)
Amicalement
Rédigé par: Jean-Baptiste Sers | le 21/02/2008 à 17:29