Il a un Vélib' dans la tête ce pauvre garçon !
Assis dans mon bar fétiche, j'écoute les gens se pousser du col pour raconter qui son dernier film, qui sa dernière fusac, qui gloser sur tel ou tel aliment, cigare ou biture en cours d'ingurgitation... chacun raconte sa vie son oeuvre et au milieu des perles se glissent.
Là, un homme marié en face d'une blonde plutôt quelconque habillée en noir fade sans aucune allure (voutée) alors que lui porte des sauocquettes bon marchées, des chaussures non cirées, une chemise dont les poignets sont mal repassés, l'air un peu bovin sans parler de la grosse montre qui tente de témoigner d'un certain manque de virilité... Ce couple charmant, raconte les différentes péripéties de leurs vies qu'il convient de taire pour ne pas trop vriller du sujet qui est l'expression du titre de cette note : "Il a un vélib' dans la tête ce pauvre garçon".
Oui, ce monsieur a dit cela. A peine né, le Vélib' est déjà dans le langage commun. Et quand le langage commun fait sien une marque, ce n'est plus juste une réussite mais un succès populaire ! Fini le vélo, vive le Vélib'... de là à dire que le Vélib' vient de justifer toute la politique urbaine de Delanoë et transformer ainsi des mois de colère des parisiens (couloirs de bus...) en un triomphe, il n'y a pas loin. Il faut savoir reconnaître les choses quand elles sont bien faites...
En tout cas, si j'étais chargé de communication de Françoise de Panafieu (la triste candidate de l'UMP sur Paris, seule encore crédible dans la concurrence au Maire de Paris), j'essayerais juste de sauver les meubles car gagner Paris est devenu encore plus mission impossible. Et d'ailleurs Sarkozy - Delanoë en 2012 est une belle affiche (55-45 pour le sortant...). Oui parce que pour ceux qui espèrent en Bayrou ou Royal... il ne faut pas confondre les clowns avec les gens capables...








