Atteindre le lavabo du bout des fesses...
En parcourant l'article de Libération de mardi dernier sur les bidets, je me suis aperçu être une exception française : J'adore les bidets. De création française, le bidet, ce petit bain, a été banni de ses terres de naissance au profit des italiens puis des nippons. Nous avons perdu un joyau précieux... enfin, il demeure des bastions de Gaulle qui érigent ce meuble de salle de bains en lieu non plus d'intimité sensuelle mais d'échange. Notamment, chez moi.
Un bidet, ce petit lavabo à la bonne hauteur pour rafraîchir le petit chose et les deux orphelines, sans oublier madame de la Raie. Et pour vous mesdames, le bidet vous assure d'être fraîches et goûtues en toute occasion... Le bidet est un siège de plaisir. C'est pour cela aussi qu'il a été vidé de France, soeur aînée de l'Eglise.
Les religieux voyaient dans le bidet le lavement de tous les pêchés des maisons closes, les femmes faisant disparaître les traces de l'adultère ou pire... et les hommes sodomites s'y trempaient pour être certains d'être propres en rentrant embrasser leurs enfants... Et je ne vous raconte rien sur certaines pratiques de libertins de tout genre adorateurs d'Ondin.
Vous comprenez alors davantage pourquoi le bidet est un meuble révolutionnaire luttant par l'intérieur contre les dogmes. Mon attachement y est donc aussi bien luxuriant que politique !
En mots de fin, on raconte dans ma famille qu'une de mes parentes (devenue telle par mariage...) ne supportant pas la vue d'un bidet fit mettre tous les lavabos de ses maisons à la hauteur des parties de son époux afin que ce dernier lui concède l'enlèvement des dits bidets. Ainsi, sans gêne, il pouvait se laver et continuer de porter haut les valeurs du bidet sans être obligé de se contorsionner pour atteindre le lavabo du bout des fesses !








