Mai 68... ou comment la droite a battu la gauche aux dernières élections...
En mai 68, les femmes, les hommes, les salariés et tous les gens de France ont eu le sentiment qu'un vent de liberté, de modernisme et de progrès s'emparaient d'eux... Mai 68 est alors devenu un symbole des forces de progrès que la gauche voulait incarner. De 1968 à Mitterrand, Mai 68 est devenu le symbole de l'union de la gauche quand le Général de Gaulle était celui de la droite. Personne à droite ne pouvait toucher au saint des saints sans passer pour un facho...
Et puis, il y a eu l'élection de Jacques Chirac. En 1995, Jacques Chirac a été élu sur un projet (la fracture sociale) de gauche. Jacques Chirac a ainsi obligé le PS a se remettre en question. Jacques Chirac a fait comme Mitterrand avec le FN au début des années 80, il a fait en sorte de développer l'extrême gauche en repoussant la gauche à gauche. La gauche n'avait plus alors le monopole de Mai 68 et la droite a commencé à remettre en cause ce symbole.
Ce qu'a fait Nicolas Sarkozy est de donner le dernier coup de grâce à ce symbole en le définissant comme un simple évènement de l'Histoire de France. Il lui a redonné sa juste position dans l'Histoire de France : un évènement de désordre ayant accouché de quelques réformes réalisées par des hommes et des femmes de droite !... Simone Veil en est un bel exemple.
En somme, Mai 68 est une forme de tsunami quand les grêves contre Juppé, Premier Ministre, ressemblaient à une grosse tempête. Nicolas Sarkozy par son discours du 29 avril dernier a terminé ce travail et a coupé tous liens avec ce qui permettait à la gauche de faire à chaque congrès "la synthèse".
Bien sur au-delà d'avoir repris le tempo de la campagne, Nicolas Sarkozy a obligé la gauche à réagir et à se poser les bonnes questions sur son état. Surprise, la gauche s'est d'abord gaussée en pensant que les français allaient la suivre... depuis la défaite, la gauche commence son travail de fond.
Il fallait donc attendre la troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle de la gauche pour qu'elle se réveille. Maintenant, avec la proximité de l'élection législative, il n'est pas certain que la gauche ait le temps...








