1er espresso meeting organisé par MS&L de Philippe Cherel
L’ami Philippe Cherel a monté une structure, Manning Selvage & Lee (MS & L), au sein du Groupe Publicis orientée sur les relations publiques on line et off line à dominante. Connaissant bien, le monsieur, il y a forte à parier que la rumeur publique va rapidement le consacrer comme incontournable…
Mardi matin, il organisait son premier « Espresso meeting – Décryptage et petit déjeuner ». Le thème de cette heure quinze était la résurgence des valeurs morales dans les campagnes de relations avec le consommateur.
La réappropriation de la terminologie sécuritaire et morale dans le rapport des individus à la consommation est patente. Le consommateur est en lutte avec lui-même notamment sur le terrain de l’environnement : nous aimerions tous rouler en voiture électrique mais un bon 4x4 qui frime sa race est tout de même plus marrant ! De même Internet est un espace immense de liberté dont on souhaite profiter avec des règles comme la Néthique… idem dans la mode avec l’émergence dans la haute couture de la « slow fashion », la mode de matériaux recyclés. Ainsi, il semble que le mode de consommation actuelle est encore désirable.
La question est : comment passer d’une consommation de masse à une « consommation-alter », plus orientée sur la valeur, plus altruiste, moins égotique…
Déjà des signes avant-coureurs révèlent ce nouveau mode consommation. Les leviers classiques : le spectaculaire, l’humour et la séduction sont remplacés par l’hédonisme. Le vice devient une vertu quand elle se transforme en système comme pour Garnier qui a pour slogan « Prends soin de toi »… ce qui vaut aussi bien pour une crème que pour un sex-toy. De même, longtemps considéré comme totalement has been, le tricot (Phildar), redevient à la mode. La dimension sincère du produit est valorisée par un packaging ancien qui fait vieux parce qu’avant on consommait mieux !... Le ringard est donc revisité pour faire tendance. Comme dit l’autre « la mode est ce qui se démode ».
Et même dans l’Internet, l’échec commercial de Second Life, ce monde virtuel loin de la réalité, démontre le retour aux valeurs morales, humaines par le simple fait que les internautes ont avant tout besoin de réel, de vrai et d’authentique. Ce qui est la définition négative d’un avatar... Au fond pourquoi vivre une seconde vie avant de vivre sa vie…
En somme, est-ce que le nouvel ordre moral qu’on semble nous promettre (il suffit de regarder tous les candidats à la présidentielle…) ne serait pas l’affirmation du bon sens ? L’échec du tout service, du tout tertiaire pour le primaire, pour le naturel, cette foutue quête du sens a encore de belles années devant elle…
Vous l’aurez compris faites vous inviter à ce genre de rencontre qui permet de faire un peu avancer le schmilblog…








