Le vieux rose a-t-il été jeune ?
Le jaune cocu est-il célibataire ? et avez-vous déjà pensé que le rouge cardinal a probablement été défroqué ou pire encore, convertit au bouddhisme… Quant au bleu roi, il est, à l’évidence, républicain dans le drapeau tricolore. Et que se passerait-il si le vert amande était celui du vert anis ? Cela donnerait quoi en bouche ?
Les certitudes colorées sont à prendre avec des pincettes. Il vaut mieux s’en méfier, c’est comme pour les goûts. Ce que j’ai en bouche… imaginons un tagine de poulet avec oignons, raisins secs et autres douceurs maghrébines… et bien si j’embrasse quelqu’une, elle pourra tout simplement me dire que je pue de la gueule (rapport aux oignons) alors que j’aurais le conte des milles et une nuit dans mon palais. C’est comme si on reniait son cul pour un pet. Ce n’est pas du propre.
Alors le vieux rose a-t-il eu sa jeunesse ? Forcément… mais, c’est comment la fraîcheur du vieux rose ? Dans ses colères enfantines, le vieux rose voyait-il rouge ? D’un autre coté cela pourrait être le cas dans la mesure où le vieux rose avait une peur bleue de grandir. Et la question se pose de savoir si pas encore mûre, le vieux rose était-il vert ? Si ce n’était pas le cas, alors le vieux rose était déjà rose dans sa jeunesse ; mais si c’était le cas, alors cela repose la question de l’évolution des couleurs primaires.
Ainsi, toutes les couleurs primaires ont pu être déjà la conséquence d’association de couleurs moins visibles. Se pose donc la question de la dégénérescence des couleurs primaires. Donc de l’arc-en-ciel.
Sachant que l’arc-en-ciel est le résultat d’une alliance divine entre ce que nous percevons et ce que nous devrions comprendre (revisitez la Kabbale…), des couleurs invisibles constituent aussi les arcs de cercles colorés. Si notre vieux rose jeune était une des couleurs invisibles, arrivé à maturation, s’est-il éclos de tous ses pétales ou asséchés de toute sa rosée, comme certains jeunes, le vieux rose serait-il déjà vieux avant l’heure ?
Le livre des couleurs nous dévie du chemin des évidences et des certitudes acquises. En sommes-nous les vedettes ? ou les mirages ?








