Les fumeurs de cigarettes penchiés
Bon, je n'ai jamais fumé de cigarette, juste des cigares et des pétards. Il m'est arrivé de dire à une blonde pour laquelle j'avais une ambition horizontale, "je t'en prie, cela ne me dérange pas", bref j'ai une vraie raison de penchier les fumeurs de cigarettes.
Ce fumeur est passé de la "genre attitude" à "la dépendance attitude". Aujourd'hui, et de plus en plus, le fumeur se sent coupable de fumer des cigarettes. Avant, c'était "in" de fumer maintenant, cela se passe en dehors des building aux Etats Unis et bientôt en France. Dehors le fumeur. Alors, le fumeur décide d'arrêter... et le mur des lamentations commence. "Faut qu'jarrête", "Ah comme c'est dur" et patati et patata, bref le fumeur de clops quand il fume, comme quand il arrête, gonfle son environnement en concentrant sur lui l'attention. Dans le premier cas, il pollue l'espace et se rend coupable de nausée ou de cancer, dans le second cas, il pollue les échanges de sa culpabilité et des phrases féminines de type "Je suis avec toi, je te soutiens dans ton combat". Et tout cela est décuplé quand il a des enfants... Le fumeur de cigarette, par sa fréquence fumesque, est le symbole de l'égoïsme, du manque de générosité... regardez autour de vous, regardez bien le geste du fumeur, il engloutit puis expire tout autour de lui, il tue l'air autour de lui. Je me meurs les autres doivent en faire autant !... Il est en manque, il sort du cinéma, du TGV ou autres, il allume sa cigarette et abime les poumons des autres en soufflant sa destruction... C'est un peu la haute opinion que se fait le fumeur de lui même. Je sème ce que je suis. Morbide.
Au fond, sans user de violence, le fumeur de cigarette mérite pour atteinte à la vie d'autrui une main dans la gueule.








